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Comment expliquer son lourd passé en entrevue

Publié le 8 janvier 2018

À l’exception de ceux que les tribunaux désignent comme des délinquants dangereux, l’objectif de la justice canadienne est la réhabilitation de ceux qui ont commis des crimes. Et pour ceux qui sont en marge de la société, l’obtention d’un travail qui permet de gagner sa vie et de se sentir un membre utile de la collectivité est un pas important vers l’intégration. Du point de vue des entreprises, toutefois, plusieurs peuvent être froids à l’idée d’embaucher une personne qui a commis un crime dans le passé. Ali, Lyons et Ryan ont publié un article dans Journal of Applied Psychology qui étudie la réaction des recruteurs aux candidats qui révèlent un passé criminel.

Ils ont mené trois études qui comparaient comment différentes stratégies d’explication étaient interprétées par les interviewers. Toutes les études en arrivent à la même conclusion: les candidats qui doivent parler d’un dossier criminel ont tout avantage à montrer qu’ils éprouvaient du remord face à leur geste. Les stratégies qui consistent à exprimer un regret ou à le justifier (par exemple, je le regrette mais je l’ai fait pour aider un membre de ma famille) étaient efficaces parce qu’elles amenaient l’interviewer à conclure à des probabilités de récidive faibles. Les stratégies qui visaient à se distancier de l’action (du type ce n’était pas ma faute) étaient les moins efficaces parce qu’elles donnaient à l’interviewer l’impression que la personne risquait d’agir à nouveau d’une manière inappropriée.

J’imagine que ce résultat peut se généraliser à plusieurs types d’informations préjudiciables, comme un renvoi ou une erreur qui a été largement connue dans l’industrie. Il vaut mieux assumer son geste pour que l’interviewer sache qu’on en a tiré des leçons pour le futur.

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